Ça brasse à Beauport!

 Une histoire des brasseries et distilleries beauportoises

Le complexe industriel de la distillerie et brasserie de Beauport (1792-1910)

La distillerie: 1792 à 1834

En 1792, les commercants anglais Thomas Ainslie, John et R. Stuart Young achètent un vaste terrain sur la rive droite de Beauport et y font construire une distillerie à whisky.  L’établissement s'approvisionne en eau de la rivière et consomme environ 60 000 boisseaux d’orge par année.

 

George Heriot_1807_Distillerie côté nord

Lewis, Frederick Christian, d'après George Heriot. Québec vu de la distillerie de Beauport, du livre illustré Travels through the Canadas. 1807, Collection du Musée national des beaux-arts du Québec.

Dès 1794, le complexe comprend:

 

  • Une distillerie longue de 125 pieds à deux étages en pierre et recouverte d’une toiture d’ardoise

  • Plusieurs maisons de drêche servant à entreposer les résidus de l'orge après soutirage du moût

  • Plusieurs fourneaux

  • Des étables

  • Une glacière

  • Plusieurs maisons pour loger les ouvriers

 

La distillerie fait faillite en 1808 et, après une reprise momentanée, ferme ses portes en 1810. En 1810, elle passe aux mains de John Racey, qu'on connaissait alors comme brasseur et propriétaire de la brasserie de Cap Diamand à Québec. À partir de 1821, il transforme progressivement la distillerie en brasserie. 

La distillerie de Beauport à la fin du 18e siècle. Jeremiah McCarthy père, Plan and survey of the distillery ground situate in the seigniory of Beauport near Quebec belonging to Simon Fraser jr., John Young and Thomas Grant esq. of the city of Quebec, 1792, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, CN301, S208, D13146.

 

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ALICIA GILL

La brasserie: 1834 à 1864

En 1834, les bâtiments sont en très mauvais état. On retrouve de la glace dans les alambics et la clientèle se plaint de la mauvaise qualité de la bière.  Engagé comme évaluateur à l'automne 1834, l’architecte Musgrove Blaincklock ira même jsuqu'à dire «Ces bâtissent tomberont sous peu sous le poids de la neige». 

 

En 1839, au bord de la faillite, John Racey vend la brasserie à Jonh Gordon qui l’exploitera jusqu’en 1843. La brasserie cesse alors ses activités et ses installations sont laissées à l'abandon.  En 1847, lors d'une épidémie de typhus, une partie des bâtiments sont utilisés pour loger les malades.

 

Les différents bâtiments de la brasserie demeurent en place jusqu’en 1863, date à laquelle la veuve de Racey fait démolir le bâtiment principal érigée en 1792. 

La brasserie de Beauport: 1895 à 1932

En 1895, la succession de Racey vend une grande partie du lot de l'ancienne brasserie à la Cie de brasserie de Beauport, alors installée dans le gros moulin Brown. La compagnie restaure le moulin, l’agrandit et opère une brasserie jusqu’en 1915. 

 

Moulin Brown avant l'incendie de 1880, Bibliothèque et Archives Canada, C-086856

En 1899, le Cie de brasserie de Beauport vend une lisière de son terrain à Québec Railway Light & Power en échange d'un accès direct aux lignes pour le chargement de la marchandise.  Au début du 20e siècle, la brasserie produit 25 000 barils de bière par année, qui sont distribués dans l'ensemble du Québec. C'est aussi à cette époque que la brasserie prend le célèbre coq comme emblème commercial. 

La production de la Brasserie de Beauport était diversifiée. Elle comprenait la Lager, l’Extra Stock Ale, l’India Pale, la Royal Stout Porter, la Sparkling Ale et l’extrait de malt. Le degré d’alcool variait beaucoup : alors que la Lager titrait à moins de 4 %, certaines bières atteignaient presque 9 %. Les prix s’étalaient de 40 ¢ pour une douzaine de Lager jusqu’à 90 ¢ pour autant d’Extra Stock Ale. L’extrait de malt, présenté comme remède ou tonifiant, se vendait à 1,80 $ pour 12 bouteilles. L’entreprise disposait de la machinerie nécessaire à l’embouteillage et au lavage des bouteilles consignées.

Détail du logo de la Brasserie de Beauport, 1896-1911. Distillerie et brasserie de Beauport, collections archéologiques du ministère de la Culture et des Communications, photographie Ville de Québec.

Affiche publicitaire de la Brasserie de Beauport au début du XXe siècle. Archives de la Société d’art et d’histoire de Beauport.

La Brasserie de Beauport vers 1900, Archives de la ville de Québec, Fonds M. Bédard, P100-200-5.1-01

Une entreprise de Montréal, la National Breweries, pousse toutefois la Brasserie de Beauport à la faillite. En 1911, lors de la vente judiciaire, elle acquiert l’industrie beauportoise, éliminant ainsi un important concurrent. Les bâtiments sont détruits vers 1932.

 
Atelier 

Lors des fouilles archéologiques successives  réalisées en 1985, 1987 et 1991 ont mis au jour de nombreux artéfacts. 

En vous fiant aux informations présentées dans la section « historique », répondez aux questions du menu déroulant!

Question 1

Parmi ces trois bouteilles retrouvées dans le ville de Québec, laquelle appartient à la Brasserie de Beauport?

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Brasserie de Beauport_nourrir_artefact_3
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